2ème partie triée

II) Avons-nous découvert de la vie ailleurs que sur Terre ?

Pour répondre à cette question nous allons étudier le phénomène de l’existence réelle ou possible d’une vie extraterrestre à différentes échelles de temps. Bien sûr, cette question est celle que tout le monde se pose, les réponses que nous allons y donner pourront correspondre à de simples possibilités mais aussi à des éléments démontrés scientifiquement ! Nous allons donc tout au long de cette partie préciser ce qui est démontré ou seulement hypothétique.

 

Y a-t-il eu une vie extraterrestre dans le passé ?

 

Exemple de Mars

 

Une météorite formée par la collision d’un astéroïde avec Mars il y a 3,9 milliards d’années, propulsée vers la Terre par une autre collision il y a environ 13 000 ans et découverte en Antarctique en 1984 semble montrer qu’une vie sur Mars a belle et bien existée il y a des milliards d’années, selon ufologie.net.

En effet, suite à l’étude de cette météorite Martienne nommée Allen Hill, des scientifiques ont pu émettre des arguments en faveur de l’existence d’une vie passée sur Mars. Cependant, ce ne sont que des hypothèses jusqu’à présent non validées par des preuves.

LA DEMARCHE SCIENTIFIQUE :

Ces scientifiques ont découvert des cristaux de magnétite (=un oxyde de fer) encapsulés en chaînes sous la forme d’un « collier ». Or, après les avoir étudier, il a été mis en évidence que ces cristaux ne pouvaient être formés que par des organismes vivants. En témoigne le fait que ces chaînes sont d’origine biologique puisqu’une telle chaîne de particules magnétiques en dehors d’une organisation biologique s’effondrerait immédiatement en un bloc de par les forces magnétiques.

(Ces chaînes se seraient donc formées à l’intérieur d’organismes et  auraient été préservées fossilisées dans la météorite.)

De plus, ces cristaux ressembleraient à des cristaux formés par des bactéries magnéto tactiques présents sur Terre. Les chaînes formées par ces cristaux sont légèrement courbées : c’est un argument de plus quant à l’hypothèse d’une origine biologique. (expliquer)

Ensuite, les bactéries présentes sur Terre qui emploient des forces magnétiques exigent de l’oxygène. S’il en est de même pour les bactéries ayant formé ces cristaux, alors les chercheurs en déduisent de leur présence sur le météorite qu’il y avait des organismes utilisant la photosynthèse sur Mars il y a 3,9 milliards d’années.

Les scientifiques étudiant la roche n’ont pas vraiment éliminé la possibilité que ces structures sont d’origine inorganique. Cependant, de nombreuses études qui d’ailleurs sont toujours en cours mettent en avant le fait qu’aucune structure analogue connue à ce jour ne peut être formée par des moyens inorganiques.

Les mêmes types d’étude ont été réalisé sur deux autres météorites Marsienne : Nakhla et Shergotty. Elles ont révélé les mêmes traces de microfossiles et même d’autres types de restes de vie en supplément à ceux d’Allen Hill selon une équipe de chercheurs.

L’accumulation de tous ces arguments poussent à dire qu’il a bien existé de la vie dans le passé sur Mars mais la démonstration incontestable de cette hypothèse n’a toujours pas été réalisée.

 

Y a-t-il une vie extraterrestre en ce moment même ?

Exemple de Mars

 

HYPOTHESE DE MARS

 

Labeled Release (détection d'organismes hétérotrophes) est une expérience réalisée sur Mars par la sonde Viking (atterrissage datant de 1976). Elle consiste à prélever un échantillon de sol humidifié avec un bouillon nutritif contenant des molécules organiques marquées (grâce à des atomes de carbone radioactifs). Après 10 jours d'incubation, la quantité de CO2 radioactif est mesurée et elle n'aurait pas manqué d'être produit par des micro-organismes en développement, ce qui prouverait la présence de microorganismes dans le sol martien.


 

EXPLICATION DE L'EXPERIENCE

D'abord surpris par les étranges résultats fournis par les instruments, les scientifiques ont du peu à peu se rendre à l'évidence : le sol poussiéreux de Mars est stérile, totalement stérile.  Cet échec a eu un impact psychologique très important sur la communauté scientifique.

Certains n'ont d’ailleurs jamais accepté cette triste conclusion. Cependant, les conclusions de la NASA n'ont pas fait l'unanimité.

Depuis plus de 30 ans, un scientifique : Gilbert Levin, estime que son instrument embarqué sur Viking, le Labeled Release, a bel et bien détecté de la vie sur Mars. Certains de ses arguments sont très pertinents mais il n’a jamais réussi à les faire accepter par la communauté scientifique. Et pour cause : un autre instrument, le GC-MS, faisant partie intégrante du laboratoire biologique des sondes spatiales Viking, a renvoyé des données surprenantes. Cet instrument destiné à rechercher dans le sol martien des traces de molécules organiques (qui rentrent dans la composition de tous les êtres vivants terrestres), n'est en effet pas parvenu à détecter la moindre molécule carbonée dans le sol martien!

L'absence de molécules organiques dans le sol martien a amené la conclusion suivante : pas de molécules organiques sur Mars, pas de vie sur Mars. Une conclusion difficilement contestable, à moins bien sur que le GC-MS n'ait pas été assez sensible, voire même qu'il n'ait pas fonctionné du tout ...

De plus des travaux récents effectués sur le sol du désert de l'Atacama, l'une des régions les plus arides de notre planète (donc, de ce point de vue, très semblable à Mars), semble confirmer les hypothèses de la NASA : les réactions observés dans les chambres de culture des atterrisseurs Viking n'étaient pas dues à la présence de microorganismes, mais ont été provoquées par le sol martien, très actif d'un point de vue chimique. Injectés dans une réplique des laboratoires Viking, des échantillons de sol prélevés dans le désert d'Atacama ont effectivement déclenché des réactions similaires à celles qui se sont déroulées sur Mars…

 

 

L'histoire aurait pu s'arrêter là si les scientifiques n'étaient pas tant attirés par les données transmises il y a 30 ans par les laboratoires biologiques des atterrisseurs Viking.

 

En effet, nous allons voir différentes hypothèses élaborées au cours du temps, au fur et à mesure que les connaissances scientifiques ont évolué.

 

En 2000, Joseph Miller, un biologiste spécialiste des rythmes circadiens (terme désignant des phénomènes biologiques qui se répètent sur Terre chaque 24 heures), fouillant dans les données Viking pour y déceler une éventuelle périodicité a  découvert des oscillations correspondant à la durée du jour martien (celui-ci dure 40 minutes de plus qu'une journée terrestre) dans les 12000 mesures fournies par l'instrument Labeled Release.(expliquer) Mais ce n’est pas une preuve indiscutable de la présence de microbes dans le sol martien car d'autres paramètres auraient pu causer ces fluctuations dans les données, comme par exemple la température.

 

Aujourd'hui, deux scientifiques, Dirk Schulze-Makuch et Joop Houtkooper font à nouveau parler les données obtenues par les atterrisseurs Viking en 1976. Pour la NASA, l'un des principaux responsables de l'activité chimique "agressive" du sol martien est une petite molécule : le peroxyde d'hydrogène (appelée plus couramment eau oxygénée). Mais le peroxyde d'hydrogène peut intervenir dans le métabolisme cellulaire et devient ainsi l’un des éléments clés de l’hypothèse de ces deux scientifiques. En effet, certaines cellules le rejettent en tant que déchet. Etant donnée que l'eau oxygénée est un poison violent pour la vie, les cellules qui en produisent ont du mettre au point des mécanismes efficaces pour le décomposer.

Or la vie martienne n'a aucune obligation de ressembler à la vie terrestre, et pour Dirk Schulze-Makuch et Joop Houtkooper, il est tout à fait possible que le peroxyde d'hydrogène soit un allié de taille pour d'éventuels microorganismes martiens. Selon eux, les cellules martiennes pourraient contenir de petites quantités d'eau oxygénée dans leur cytoplasme, ce qui leur conférerait plusieurs avantages :

 

-       Premièrement, le point de congélation du peroxyde d'hydrogène étant beaucoup plus bas que celui de l'eau, le contenu cellulaire pourrait rester liquide malgré les basses températures (-53°C en moyenne) qui règnent sur Mars (vérifier). Et quand bien même les températures dépasseraient le point de congélation, l'eau oxygénée ne forme pas de cristaux risquant de déchirer les fragiles cellules, comme c'est le cas avec de l'eau.

-       Enfin, le peroxyde d'hydrogène est hydroscopique, c'est à dire qu'il possède la capacité d'attirer l'eau, un avantage de taille pour des organismes vivants sur une planète aussi aride que Mars. Bien entendu, l'eau oxygénée conserve ses propriétés oxydantes et destructrices sur Mars, mais pour Schulze-Makuch et Houtkooper, il est tout à fait possible que les microorganismes martiens aient appris à neutraliser ses effets délétères, à l'image des cellules terrestres qui possèdent la capacité de le décomposer si nécessaire.

 

Selon eux, l'existence de microorganismes martiens utilisant le peroxyde d'hydrogène permettrait d'élucider les nombreux paradoxes des expériences biologiques menées par les sondes Viking.

Concernant l'absence de matière organique, leur hypothèse est simple quand on la compare à celle de la NASA. Pour l'agence spatiale américaine, le sol martien est très riche en composés oxydants tels que le peroxyde d'hydrogène (un point qui n'a cependant jamais été vérifié par aucune sonde martienne). Cette molécule, en détruisant la matière organique non biologique classiquement apportée depuis l'espace par les météorites et comètes, expliquerait le fait que l'instrument GC-MS n'ait pas trouvé de traces de molécules carbonées dans le sol martien.

Pour Schulze-Makuch et Houtkooper, le peroxyde d'hydrogène est aussi le responsable de l'absence de matière organique, mais ce dernier, au lieu d'être présent naturellement dans le sol, est libéré à la mort des cellules martiennes.

Quant aux réactions observées au niveau du laboratoire biologique Viking, elles seraient dues en partie aux microorganismes eux-mêmes. Les deux chercheurs font cependant une remarque intéressante : ils estiment que les conditions de certaines chambres de culture n'étaient absolument pas propices à la survie des microorganismes martiens "peroxydés", et que ces derniers, au lieu de rencontrer des conditions favorisant leur développement, aient en fait été exterminés. Les deux scientifiques estiment ainsi que les cellules auraient pu littéralement exploser au contact d'une trop grande quantité d'eau, sans pour autant donner de précision quant au mécanisme impliqué. Il semble plus vraisemblable de considérer que des cellules parvenues en fin de vie aient libéré dans le milieu extérieur du peroxyde d'hydrogène, qui a ainsi pu participer à la décomposition du bouillon de culture, et donc aux étranges réactions observées dans les chambres de culture.

 

Pour conclure, nous ne connaissons sur Terre aucune forme de vie utilisant le peroxyde d'hydrogène comme antigel, il semble donc plus raisonnable de privilégier l’hypothèse d’un sol martien oxydant plutôt que de faire intervenir d’hypothétiques microorganismes martiens.

En réalité personne aujourd'hui ne sait précisément ce qui s'est déroulé dans les chambres de culture des atterrisseurs Viking. En d'autres termes, nous ne savons pas avec une absolue certitude si le sol martien est oxydant, et si son pouvoir oxydant est suffisant pour expliquer les données envoyées par Viking.

Les sondes Viking vont donc continuer à faire parler d'elles, et il ne fait aucun doute que de nouvelles hypothèses verront le jour, suite à une nouvelle trituration des données Viking, ou à la découverte de microorganismes terrestres possédant des caractéristiques pouvant d'un point de vue théorique favoriser leur survie dans l'environnement martien.

 

 

Exemple de Titan

 

HYPOTHESE

 

Titan, la plus grande lune de Jupiter, intéresse beaucoup les exobiologistes. De par son atmosphère (1,5 fois la pression terrestre) qui contient de l'azote, du méthane, et d'autres composés organiques complexes, elle ressemble à l’atmosphère de la Terre avant l'apparition de la vie. On peut fort bien imaginer que dans son histoire, Titan a été plus chaud et qu'une vie primitive a pu y apparaître. Cette vie pourrait se maintenir dans l'épaisseur du satellite, dans les roches qui le composent. Il est possible que cette vie bactérienne ait disparu, mais il est aussi possible qu’elle se soit adaptée en ayant survécu dans les zones chaudes, dans l'épaisseur de la croûte de Titan, réchauffée par les forces de marées exercées à la fois par le soleil et surtout par Saturne.

La sonde européenne Huygens, larguée par la sonde américaine Cassini, est devenu le premier engin à s'y poser en janvier 2005. Pendant quatre heures, elle a renvoyé une masse de données inédites sur l'atmosphère et le sol de cette lune.

Deux chercheurs se sont penchés sur ces données afin de découvrir l'existence d'une forme de vie sur Titan et les traces qu'elle pourrait laisser.

L’une de ces traces de présence serait la production continue de méthane dans l'atmosphère. Lors de son arrivée en janvier sur Titan, la sonde européenne Huygens n'a pas trouvé les mers de méthane que certains espéraient, mais elle a confirmé la présence de ce gaz en grande quantité: il compose 5% de l'atmosphère. Or, si des microbes "titaniens" vivent là-bas, leurs signatures chimiques pourraient être enfouies dans les données récoltées par Huygens sur ce méthane.

En effet, deux chercheurs du Centre de recherche Ames de la NASA et de l'Université internationale de l'espace à Strasbourg, partent de la possibilité qu'une partie de ce méthane pourrait être, non pas d'origine volcanique, mais d'origine biologique (comme certains de nos propres microbes qui sont producteurs de méthane).

Ces micro-organismes, présents dans le sol, respireraient de l'hydrogène et se nourriraient des molécules organiques présentes dans l'atmosphère. Parmi ces molécules, l'éthane et les tholines fourniraient l'énergie minimale nécessaire à des bactéries productrices de méthane selon les deux chercheurs. Leur "respiration" serait révélée par une diminution d'un millième du taux d'hydrogène, à proximité du sol: aucun phénomène autre que biologique ne peut expliquer une telle diminution, expliquent les chercheurs. Reste à savoir si Huygens a effectivement pu accumuler assez de données pour mesurer une telle variation.

 

 

 

 

 

Une vie possible sur les exoplanètes

 

Exemple de Glièse 581 c

 

Exoterre (= exoplanète ou planète « de type terrestre habitable » est une planète pouvant rassembler les conditions permettant à une vie extraterrestre d'exister.) : Glièse 581 c est une exoplanète en orbite autour de l'étoile Glièse 581, située à 20,5 années-lumière de la Terre. D'un diamètre d'environ 1,5 fois celui de la Terre, elle en serait 5 fois plus massive. Elle gravite dans la zone habitable de Gliese 581 et sa température moyenne est comprise entre 0 et 40 °C, ce qui autorise la présence d'eau à l'état liquide. A ce jour, c'est l'exoplanète connue qui ressemble le plus à notre Terre.

Les exoplanètes sont donc des planètes pouvant accueillir la vie mais nos connaissances sur ces planètes sont souvent très restreintes par la distance qui nous ne sépare.

 

 

 

 

Nous ne connaissons donc aucune planète sur laquelle la vie existe car les informations sur les différentes planètes sont très difficiles à traiter et sont limitées. Mais on a vu que les humains ont cependant émis différentes hypothèses.

 

La question est donc toujours la même : y a-t-il de la vie ailleurs que sur Terre ?

 

Peut-être …

 

8 votes. Moyenne 2.63 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site